Portrait, Olivier Barré

Se présenter est un exercice difficile. Je vais donc reprendre les propos d’une de mes modèles (Camille).  Je suis un petit bout d’homme, timide et réservé, de 36 ans. Né chez les CH’TIS, je me suis réfugié dans la douceur de la photographie il y a maintenant 5 ans. La photo devient l’outil  qui me permet de m’exprimer rapidement tout en créant mes tableaux. Il me  permet également de rencontrer et de découvrir des personnalités de tous horizons. La majorité de mon travail est axé sur l’humain et surtout la femme, le corps, la sensualité.  Et chacune de mes photos raconte une histoire, surtout personnelle, une rencontre, un moment de vie et d’échange.  Dans la photo, je suis passé par tous les stades : refaire des photos réalisées en club, ou vouloir recréer des photos déjà existantes que je trouvais intéressante sur le Net.

Portrait par Sabine De Leest

Petit à petit et après quelques stages de perfectionnement auprès de Jean-Luc Fournier et Yann de Fareins, un axe se dégage dans mon travail autour de la femme, de son corps, de sa nudité, de sa force et de sa fragilité. Cet axe rejoint celui de la personnalité dans le temps et ils deviennent étroitement liés dans mes derniers travaux.  Je poursuis doucement mon parcourt en développant mon propre style et en imposant ma propre vision du monde. Mes photographies sont des mises en scène de théâtre ou je suis réalisateur mais également acteur car je recherche une réaction, une émotion, quelques choses de plus que de photographier une personne.  Il se déroule un moment d’échange avec les femmes que je rencontre pour en ressortir des instants uniques.

Quels sont tes principaux traits de caractère ?  

Grincheux, super drôle surtout avec l’histoire de « Paf le chien » pour mettre les modèles à l’aise. Exigeant et tenace à partir ou la personne que se rencontre se refuse à moi photographiquement.  Au bout du chemin, le projet est réalisé et les femmes sont prêtes à recommencer. C’est vrai que les projets peuvent faire peur par leurs interprétations mais en fin de compte, le résultat est totalement différent de l’idée que les personnes s’en faisaient. De toute façon, le jour où je deviens « fauxtographe » (Cf le petit article dans Shooting Mag n°14, j’ai le balai qui ne sera pas très loin. Et oui, mon assistante veille aux limites à ne pas franchir.

Quels sont tes rêves de bonheur ?

Pouvoir réaliser tous les projets qui naissent dans l’imagination. Malheureusement, le temps et les moyens jouent en ma défaveur (quoique) mais juste aboutir à LA perfection de ma recherche photographique. Je le saurai le jour où je la rencontrerai. On risque d’avoir une discussion sérieuse entre elle et moi. Cette quête reste le moteur de la photo mélangeant la vie, la mort , le corps féminin, et la sexualité…

Pourquoi fais-tu de la photo, depuis quand ?

Je fais de la photo depuis 2006. Réellement je crée ma photographie depuis 2 ans.  Pourquoi ? Surement comme thérapie ou comme moyen d’exorcisme. Pouvoir façonner mon monde, mes visions, mes envies et booster les potentiomètres à fond franchir les barrières de notre société actuelle. En 2013, les individus ont moins de liberté que durant les années 80/90. « ON » pense pour nous, « ON » nous dit ce qu’il faut faire, « ON » doit rester correcte, « ON » doit rentrer dans un moule mondialiste. Même les rebelles de l’underground sont 

rentrés dans le système.  Quand on pense que les réseaux sociaux censurent l’œuvre de Gustave Courbet (L’origine du monde). Il serait temps de reprendre notre vie main et nos rêves au lieu de se les faire imposer. Alors la photo sur pour moi en moyen de communication et un outil de thérapie pour soigner mon côté schizophrène dépressif à tendance  voyeur provoquant.

Quels sont tes sujets de prédilection en photographie ?

Mes sujets de prédilections sont nombreux ou dois-je dire nombreuses ? Ce sont les femmes. De plus en plus, je déteste réaliser un travail, où le modèle, où  moi, ne  sommes pas en danger mutuel. Quoi de plus simple que d’appuyer sur un bouton. Partir à la recherche dans une approche photographique et « une mise en danger » irréelle pour faire ressortir juste ce qu’il y a de précieux en elle. C’est cette démarche qui me passionne plus que la photo en elle-même. Avec cette démarche, je ne ressors jamais sain et sauf. Elle laisse forcément une partie d’elle dans la rencontre,  une trace qui devient de plus en plus nécessaire comme une drogue dans l’inconscient, gravant avec le temps un projet d’auteur sur le long terme.

Avec quel genre de matériel travailles-tu ?

Surtout avec un réflex, des objectifs lumineux. De plus en plus le strobist remplace le studio sauf pour des projets me demandant une logistique lourde. Travaillant cette année avec une assistance photo-éclairage,  une maquilleuse et un salon de coiffure sur Evreux, les projets prennent formes.

Quels sont pour toi tes meilleurs clichés ?

Les meilleures petites images sont les dernières que j’ai pu faire. Elles le restent durant 1 à 2 mois avant que je trouve que c’est vraiment nul en voyant des erreurs par la suite. Je suis exigeant, exigeant et encore exigeant. Entre ce que le cœur de l’homme, la raison humaine et la vision du photographe, je deviens difficile. C’est sûrement pour cela que je ne sors pas souvent les clichés. Je ne peux pas me revendiquer artiste, ni photographe, juste créature e petites images. Le temps fera le reste… ou pas ! Sinon, mes meilleures sont celles qui sont sélectionnées en concours et celles qui ne le sont pas… pas qui posent une polémique avec des notes très divergentes.

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Quel grand photographe t’inspire ?

Inspiré dans un premier temps par d’Helmut Newton et Guy Bourdin, je me tourne de plus en plus vers le travail de Diane Arbus. Toujours à la recherche de quelque chose que je cherche, une chose qui puisse le déranger quitte à basculer dans la folie. Le fait de pousser mes projets de plus en plus loin me fait partir dans cette démarche que Diane Arbus avait mise en place. Par contre je ne cherche pas les « monstres » comme elle, je recherche ma réponse dans le monde de VOGUE. Ma réalisation photographique s’inscrit dans une démarche d’ironie du statut du photographe et de celui du modèle, avec un zeste de Paul-Armand GETTE.

Quel est ton but dans ce projet Rouen 52 ?

Vous suivre et pourquoi ne pas venir de temps en autre comme voisin avec les collègues de Objectif Image 27 lors des sorties ou de formation si besoin J. Cela faisait longtemps que l’on voyait arriver des Rouennais chez OI27 par manque d’association sur Rouen. Cela est chose faite. 

Ton portrait rouennais :

Bon, je suis réponds plutôt portrait de Lillois ou Ch’ti  cela ne va pas passer pour l’interview ?!

Un quartier de Rouen où tu désirerais vivre ?  

Place du vieux marché

Ce que tu détestes par-dessus tout à Rouen ?

La circulation avec les autoroutes débouchant dans la ville.

Ce que tu adores par-dessus tout à Rouen ?

Les quais de Seine (le soir)

Une personnalité rouennaise que tu admires ?

Forcément, si un jour je peux faire de MES projets avec Estelle Lefébure, je pense qu’elle serait ravie et honorée d’y participer. L’invitation est lancée.

Si tu étais une rue de Rouen ?

Rue du Bec juste pour la photo que j’ai pu faire un pigeon.

Si tu étais un monument de Rouen ?

La Fierté Saint-Romain

Si tu étais une boutique de Rouen ?

Jean Cadre  – Secteur : Centre

Si tu étais une heure de la journée à Rouen ? 

L’heure bleue. Je vous laisse deviner l’heure exacte.

Si tu étais une saison à Rouen ?

L’automne

Si tu étais un site internet ?

Rouen, c’est moi ! www.Rouen.fr

Si tu étais un média à Rouen ?

Aux Arts

Pour te suivre ou te contacter :

–          Facebook :  https://www.facebook.com/pages/Olivier-Barr%C3%A9-Auteur-Photographe/135125070764

–          Web : http://barre-olivier.4ormat.com  et http://barre-olivier.com

Et pour finir quelques clichés que tu apprécies :

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Maquilleuse Projet 02

 

Crédit portrait : Sabine De Leest

Maquilleuse : Laure Chevauchée – http://www.loresthetique.fr

Pour conclure je me permets un petit appel car je cherche la perfection du modèle féminin :

* Adore poser
* Travaillant non rémunéré sauf lors de la vente de photos (contrat)
* Comprends qu’elle participe à la création d’une photo et pas à sa mise en valeur personnelle
* Pas de phobie concernant l’eau, les feuilles mortes, la farine et les idées zarbie sortie de mon propre esprit…
* Pas de copain (ou alors invisible, ne se manifestant jamais, totalement solidaire de ce qu’elle fait et de ses choix artistiques, ne nécessitant pas plus que 2/3 messages textes par jour pour dire qu’on va bien)
* Supporte les jeux de mots pourris et l’histoire de “PAF, le chien”
* Accepte d’être sans arrêt incitée à se dépasser
* D’accord pour une demi-douzaine de shoots par an
* Pas jalouse des autres modèles avec qui je travaille

En échange je propose :

* De ne sortir que des images préalablement approuvées par elle.
* De faire attention à qui elle est, de quoi elle a besoin, ce qu’elle n’aime pas, ses humeurs, ses jours de fatigues et ses mauvais jours.
* Tous frais payés
* De faire mes meilleurs efforts pour qu’elle soit fière et contente des photos produites
* Que les photos seront à vendre (contrat)

Y’a-t-il des candidates qui se reconnaissent dans ces points ?

Appel Projet

PS : Je précise que je travaille déjà régulièrement avec des modèles qui répondent déjà sur pas mal de points a cette description. Je précise enfin que tout ce que je viens d’écrire est à prendre au second degré (oui, oui sinon mon assistante éclairage/photo sort son balai), mais que, aux exagérations près, l’annonce est sérieuse.

1 Commentaire dans “Portrait, Olivier Barré”

  1. Wavatar

    J ‘ai découvert votre site par hasard comme souvent sur le net.
    J’ai adoré vos clichés, ils sont sensuels, la lumière et les flous sont superbes.
    Vraiment bravo.
    j’aimerai en voir d’autres. C’est possible ?

    Merci

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